Le but pédagogique, sans doute le plus délicat, était la formation d'éléments susceptibles d'égaler par leur savoir musical les élèves des écoles supérieures de musique, afin de créer un lien avec ces établissements. A Paris, les contacts avec le Conservatoire de Paris ont été rendus possibles grâce à la compréhension de musiciens comme N. Dufourcq, J. Deschamps-Villedieu, alors répétitrice de la classe d'harmonie de P. Revel, qui a permis l'accès des classes de Mmes Y. Desportes et M. Soulage. Cet esprit d'ouverture, on vient de le voir, s'était manifesté à l'Ecole César Franck déjà.

Mais, une fois admis le fait qu'un élève pratiquant l'accordéon pouvait atteindre le même niveau culturel qu'un violoniste ou qu'un pianiste, il restait à faire admettre l'instrument. A convaincre les milieux musicaux que l'accordéon était un instrument de musique à part entière. C'est donc ce que s'est efforcé de faire l'Ecole de Paris qui, dès 1950, donnait à ses élèves une culture musicale complète, établie sur les programmes des écoles de musique. En offrant un instrument à deux claviers identiques, elle permettait une étude rationnelle de la pratique instrumentale et l'accès à la musique classique. Cet objectif était de faire de l'instrumentiste non seulement un interprète habile, mais un artiste accompli, grâce à sa culture musicale.

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