|
|
|
|
| |
|
Curieuses
histoires que celles de ce gouffre, où l’on
retrouve bon nombre de légendes, dont celle
des fameux canards. Ici ils vont par couple, et c’est
parés d’un joli ruban autour du cou
|
|
|
qu’ils
auraient été jetés vivants dans
l’abîme pour être retrouvés
quelques jours plus tard sur la Vézère,
nageant majestueusement sans doute, et lançant
des coin-coin désespérés, aux
environs de la fontaine de Frémulot. Pour donner
quelque créance à cette opinion, une
variante racontait qu’une autre paire de canards,
jetés dans le trou, aurait reparu au bout d’un
certain temps les ailes toutes brûlées,
à Perdigat, commune de St-Chamassy à
l’entrée d’une petite grotte d’où
s’échappe une source abondante qui se
jette immédiatement dans la Vézère...
|
|
|
| |
| Plus
tard on parlera également de la vasque pétrifiante
dans laquelle les jeunes filles jetaient une pièce
d’argent dans l’espoir de se marier dans
l’année. Aujourd’hui encore, y
tremper ses doigts est censé porter bonheur...
|
|
|
|
| |
|
Il
semble bien que ce soit au début du XVIIIème
siècle que se situent les plus lointaines évocations
de l’existence du gouffre, appelé alors
“Trou de Promeissat“ (ou mieux encore
“Cro (“Trou“ en langue d’Oc.)
de Promeissat“). Il était, en ce temps-là,
considéré comme étant le cratère
d’un volcan éteint !
|
|
|
|
| |
|
Dès
1755, dans un ouvrage intitulé “l’Oryctologie“,
on peut lire : “Près du lieu-dit
Drix, à une lieue et demie de Bugue sur la
Vézère, et à quatre lieues de
Sarlat, il s’élève de tems en
tems par élancement des feus souterrains, qui
brûlent le bois qu’on y expose. C’est
un véritable volcan“.
|
|
|
|
|
Aujourd’hui,
le phénomène s’explique par la
condensation de l’air humide qu’une cavité
exhale en hiver dans l’air froid extérieur.
Mais on dit alors que le gouffre “fume“
et non qu’il crache des flammes ! De la fumée
au feu et du feu au volcan, l’imagination populaire
franchit aisément le cap, confortée
en cela et même ébranlée par les
manifestations locales de l’événement
exceptionnel que constitua le tremblement de terre
de Lisbonne, survenu le 1er novembre 1756, au cours
duquel le Périgord ressentit de terribles secousses
en plusieurs endroits :
“Plusieurs lacs et fontaines, entr’autres
celles de Marsac, furent à sec pendant plusieurs
heures et l’Ile* (aujourd’hui, s’écrit
“l’Isle“. Rivière qui passe
à Périgueux avant de se jeter dans la
Dordogne à Libourne.) violemment agitée
sous Périgueux, souleva ses eaux qui remontèrent,
dans un petit espace. Le cours en fût presque
interrompu, et comme divisé en deux parties,
par les commotions alternatives.“.
|
|
|
|
|
Il
n’est dès lors pas étonnant de trouver
dans l’additif du manuscrit de M. Desmaret, attribué
au chanoine de Chancelade, feu M. Leydet, et daté
du 22 avril 1765, la description suivante :
“On voit dans la paroisse d’Audrix proche
de la Vézère, un petit volcan d’où
l’on voit sortir de temps en temps des flammes légères.
Lorsque l’on jette une pierre par la bouche, on entend
retentir le bruit sourd et répercuté plusieurs
fois, ce qui fait connoitre une très grande et très
profonde cavité formée par les pertes antérieures.
Je ne scai pas si les tremblements de terre sont plus ou
moins sensibles aux environs de ce volcan“. |
|
|
|
|
|